CARDINALES

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La France CGT (4ème partie)

 

Dans cet article

CARDINALES se fait seulement un relais , que j'espère utile ,

pour la diffusion de l'information libre

favorable à la connaissance de chacun .

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La France CGT (4 sur 10)

17 avril 2013, 13:55

http://www.enquete-debat.fr/archives/la-france-cgt-4-sur-10-55118

Presstalis et les médias

Sur la radio suisse romande, dans l’émission Vertigo du 26 novembre 2012, l’acteur Gérard Jugnot, qu’on ne présente plus, déclare comme si de rien n’était : « Si on n’avait pas la carte du parti communiste, on ne passait pas à France 3, on savait tout ça. »

Puis il ajoute « ça c’est juste ce qu’on peut dire hors micro, je peux le dire en Suisse, pas en France. »

Voilà une révélation qui en dit long sur l’emprise de la France CGT sur l’appareil médiatique, notamment les médias publics. Il ne faut pas s’étonner non plus qu’une telle déclaration n’ait été reprise dans aucun média français, ce qui est la preuve que la France CGT est au pouvoir. Si Jugnot avait dit qu’il fallait sa carte de l’UMP pour passer à France 3, tous les médias s’en seraient fait des gorges chaudes pendant plusieurs jours, et c’eut été la preuve que la droite censurait les médias. Mais là, rien, rien du tout. Pas de son, pas d’image. Pas un journaliste, pas un intellectuel n’éleva le ton ni ne fit connaître son désaccord ou son indignation. Tout cela est passé comme une lettre à la poste.

Et ce n’est malheureusement que la partie visible de l’iceberg. Une analyse un minimum détaillée des invités de France Culture, de France Inter ou de France Info par exemple, les trois chaînes principales du service public, démontre aisément que la droite n’est pas la bienvenue sur les antennes publiques, pourtant financées par tous les citoyens français, par l’impôt et la redevance pour la télévision.

Des militants de gauche et d’extrême-gauche sont embauchés et peuvent distiller leur idéologie pendant des années, parfois des dizaines d’années, comme Daniel Mermet et son émission Là-bas si j’y suis sur France Inter. Vous ne trouverez aucun équivalent de droite ou d’extrême-droite à cette émission.

Sur la télévision publique, la critique de l’islam, de l’État ou du communisme est très difficilement admise, et très souvent censurée. Une censure par le vide, on n’invite tout simplement jamais certaines personnes, tout en invitant constamment leurs adversaires.

Par exemple, la liste des invitations à la télévision publique des libéraux[1] est affligeante (leur nombre de passages est entre parenthèse) :

Damien Theillier (0), Anthony de Jasay (0), Charles Gave (1), François Garçon (1),  Jean-Louis Caccomo (1), Henri Lepage (2), Alain Laurent (2), Florin Aftalion (2), Raymond Boudon (2), Nicolas Lecaussin (4), Bernard Zimmern (6), Philippe Nemo (8), Ivan Rioufol (9), Guy Millière (9), Mathieu Laine (9), Eric Brunet (9), Philippe Simonnot (10), Agnès Verdier-Moliné (14), Pascal Salin (18), Nicolas Baverez (moins de 50), Guy Sorman (moins de 100).

Où sont les héritiers des Jean Montaldo, Jean-François Revel, ou Raymond Aron ? Ils sont censurés !

Ces chiffres sont à comparer avec des anti-libéraux comme Michel Onfray, Caroline Fourest, Eric Zemmour, Eric Naulleau, et tant d’autres qui comptabilisent chacun plusieurs centaines de passages télé.

De façon encore plus caricaturale, on citera notre expérience de la (non-)médiatisation du Livre noir gauche et de 100 ans d’erreurs de la gauche[2], deux livres parus fin 2012. Alors que la gauche voit ses défenseurs invités en permanence dans les médias (de Caroline Fourest à Jacques Julliard, de Pierre Larrouturou à François Bégaudeau, etc.), nos deux livres n’ont eu droit à aucune médiatisation, d’aucune sorte, malgré de très nombreuses démarches pour faire connaître l’existence de ces livres à ces médias.

Se dire de droite est devenu tabou[3], par contre vous pouvez expliquer sur tous les médias que vous êtes pour un communisme primitif[4], pour un nouveau communisme[5], contre la suppression de la faucille et du marteau comme emblème[6], que les communistes n’ont pas de sang jusqu’aux coudes[7], ou porter régulièrement un T-shirt avec la faucille et le marteau ou CCCP (qui signifie URSS en russe)[8] ou le Che…

Vous pouvez même expliquer que l’Occupation n’a pas été si terrible que ça[9] (contrairement à Jean-Marie le Pen qui avait fait la même déclaration), il n’y aura aucun tollé dans les médias, et vous serez enterré avec les honneurs par le Président de la République.

Cette réalité n’est pas tombée du ciel, elle est le fruit d’un travail de longue haleine de la gauche, de l’extrême-gauche et de la CGT pour imposer leur vision comme une norme dans les médias, rendant la vision de droite anormale. Le syndicat CGT est très puissant à France Télévisions, il peut demander (et obtenir) la tête d’animateurs, de journalistes ou d’invités qui ne seront plus invités. Il en va de même à Radio France et à l’AFP, cette agence étant responsable de 80% de l’information qui circule dans le pays via ses dépêches. On l’oublie souvent mais l’AFP dépend de l’État, et non du marché.

Cette emprise de l’État et donc des syndicats sur l’information va encore plus loin, puisque les subventions massives qui sont attribuées aux médias prétendument privés augmentent d’année en année[10]. Et, hasard ou coïncidence, c’est l’Humanité qui est la plus généreusement dotée, avec 51 centimes d’aide de l’État par numéro !

La CGT, avec le syndicat du livre, a également la main sur Presstalis (feu les NMPP – Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne), qui est le monopole qui distribue la plupart de la presse en France. Grève pour empêcher des licenciements pourtant indispensables, chantage envers des journaux et magazines jugés trop de droite, etc., chaque titre distribué sait très bien qu’il ne doit pas franchir les limites fixées par la CGT, s’il veut continuer à être distribué.

Ce chantage permanent est la cause majeure de la gauchisation de la presse depuis la libération. Avant l’Occupation, la presse était beaucoup plus libre, il y avait également beaucoup plus de journaux, mais on assiste une fois de plus aux conséquences de la victoire de l’URSS en 1945, conséquences qui se prolongent jusqu’à nos jours !

L’édition est également touchée, comme l’auteur de ces lignes en a fait l’amère expérience. La fable libérale pour enfants et adolescents Le voyage de Jonathan Gullible, best-seller dans 44 pays, a par exemple été quasiment censurée par la librairie française, sous prétexte qu’il ne faut pas corrompre l’esprit des enfants !

La Fnac, une des principales librairies de France, laisse très peu de place aux livres de droite, comme l’auteur de ces lignes l’a démontré dans un reportage-photo[11] édifiant à la Fnac Châtelet-les-Halles, plus grande librairie de France.

Il faut dire que la FNAC (Fédération Nationale d’Achat des Cadres) fut créée dans les années 1950 par des membres du PS et des trotskistes… Ce qu’on ignore la plupart du temps !

Les trotskystes, eux, continuent de faire croire à une FNAC ultra-capitaliste, aux mains d’une multinationale (donc de droite). On juge un arbre à ses fruits, or les fruits de la FNAC sont rouges, très rouges.

D’ailleurs, quand des multi-millionnaires comme Rothschild, Perdriel, Pigasse, Berger, ou Niel investissent dans la presse, ils investissent dans la presse de gauche, Le Monde, Libération, Têtu, Le Nouvel Obs ou les Inrocks.



17/04/2013
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